Je voudrais qu’on m’explique de manière rationnelle pourquoi, en tant que femme de quelqu’un qui est au gouvernement, je serais plus influencée, plus soupçonnable qu’un journaliste qui est copain d’un leader politique, dîne avec lui, est parrain de son fils, part en vacances avec lui. Ce n’est pas mon cas. (...)
je pense que ce qui m’arrive pose des questions sur ce que c’est que d’être une femme au travail, aujourd’hui. Ce qui m’arrive va arriver de plus en plus souvent : de plus en plus de femmes exercent des responsabilités importantes. Les conflits d’intérêts ne concernent pas que les journalistes et les politiques, ça concerne tout conjoint qui a un poste à responsabilités. Je suis la compagne du ministre du Redressement productif, imaginez si j’étais directrice juridique ou du développement d’Unilever, qui est impliqué dans Fralib, est-ce qu’il faudrait que j’arrête de travailler ? Il faudra que ce débat-là dépasse le simple cas de Valérie Trierweiler ou d’Audrey Pulvar.
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