Vu ces conditions inacceptables, nous avons interpellé plusieurs fois la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Hébergement et du Logement (DRIHL) ainsi que la Mairie de Paris,. Ces interpellations sont restées sans réponse.
Ces mineurs, afghans pour une grande partie, mais aussi pakistanais, bangladeshi, ou africains - qui, pour la plupart, ont fui des situations de crise et de guerre - sont laissés à l’abandon et en situation de danger, en violation des lois françaises sur la Protection de l’Enfance et de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, signée et ratifiée par la France mais régulièrement laissée lettre morte.
Ce délaissement, qui en remet un grand nombre sur les routes d’un exil dangereux et trop souvent meurtrier, pourrait être considéré comme une volonté politique de se débarrasser de ces jeunes, considérés comme des étrangers à rejeter et non comme des mineurs en danger à protéger, pour lesquels la responsabilité morale et juridique de la France est engagée..
Nous appelons les autorités à prendre sans délai les mesures nécessaires pour que tout mineur isolé étranger bénéficie des protections qui lui sont reconnues par le droit français et le droit international.
Aucun mineur ne doit être laissé dans la rue.
Inform@ctions